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Enceintes François H.

Musiques fragiles

15-07-2017 à 11:40:41
Amoureux des improbables et poétiques figures musicales de Pavement/Stephen Malkmus?
En attendant que l'échalas américain sorte une autre galette, on peut croquer tranquillement celle du cousin anglais de Crescent.

Groupe ancien mais qui jouait sur l'aventurisme mélodique et (très) intellectuel comme dans l'album "Electronic Sound Construction", avant d'opérer la jonction artistique avec Stephen Malkmus sur leur dernier opus, "Resin Pockets".
Le 1er titre, "Get yourself tidy", paraît vraiment être vocalement très inspiré par l'expérience Pavement, à tel point qu'on a l'impression d'une intervention directe du grand Stephen.

Résultat: de la musique qui parle plus au cœur qu'au cerveau, et on ne s'en plaindra pas dans ce cas précis.
Il faut dire que Crescent utilise nettement plus d'instruments analogiques qu'auparavant ("Lightbulbs in the trees", "Roman roads" entre autres), parle d'émotions ("Charlstone") et du quotidien ("I'm not awake"). Un album tout en toucher, paisible et connecté au monde qui nous entoure ("AC30"), qui peut parfois aussi rappeler Okkervil River pour cette douleur sous-jacente parfois perceptible ("Starlings").

Pour ma part pas d'hésitation: le meilleur album de Crescent, et un excellent disque en soi.

"Starlings": https://www.youtube.com/v/SRn1IKRUUCI
"Get yourself tidy": https://www.youtube.com/v/01I1kmUkYu8
Extraits: https://www.amazon.fr/dp/B06XWZ7QK9/ref=sr_1_1_twi_mus_2?s=music&ie=UTF8&qid=1495609372&sr=1-1&keywords=crescent+resin+pockets
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15-07-2017 à 13:50:48
bonjour thunderbolt

merci encore une fois de nous faire découvrir de nouvelles chose avec des commentaires avisés

pour info: l'ancien forum est de nouveau entièrement fonctionnel

http://x32.forumavie.com/

maxi FH - 2 Audax HM210Z12 - Monacor airmt130
Preampli DSP Najda
2 ampli Nuprime STA9 bridgé mono
2 ampli Atoll AM100 bridgé mono
source Mini PC Foobar
31-07-2017 à 16:50:26
L'ancien forum est de nouveau entièrement fonctionnel

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09-09-2017 à 09:04:45
L'hiver vient, comme ils disent dans une série TV célèbre, et en l'occurrence c'est parfaitement réel au Québec, d'où est originaire Saltland.

Saltland c'est surtout Rebecca Foon, violoncelliste du vent glacial, âme d'une froidure accentuée par l'électro qui l'accompagne, comme une nappe de givre blanc, comme sur le morceau-titre "A common Truth".
Son violoncelle apporte la fragile nuance de l'humanité dans ce paysage dont les couleurs vives semblent abolies, où les mouvements, même musicaux, sont ralentis. Le titre introductif "To allow us all to breathe" semble résumer l'atmosphère générale, à la fois naturelle, belle et hostile.
Un morceau comme "Magnolia" paraît du coup plus dépeindre une fleur en perdition qu'une éclosion joyeuse.
Les voix rares sont plus celles d'ombres pâles que d'humains triomphants ("Light of mercy", "This other place" par exemple), et l'instrument à cordes rappelle parfois certaines compositions du XVIIème siècle, par son grain très brut et ses notes prolongées ("Magnolia" et "This other place" encore).

Un disque évidemment contemplatif, apaisant et détaché de toute notion de rythme, si ce n'est celui des flocons de neige qui vous ensevelissent dans un lit définitif.
L'hiver vient...

Ecoute intégrale là: https://saltland.bandcamp.com/
30-09-2017 à 08:14:14
De la pop indie?? Contradictoire mon cher Watson! Faut qu'on m'explique...

Ben d'abord il vous faut une âme nostalgique des beaux moments de la vie de tous les jours, même tout récents, un goût certain pour la douceur de la vie, pour le soleil au-dessus de nous.
Ensuite vous aurez besoin d'une voix claire et juvénile, féminine de préférence (celle de Molly Rankin).
Enfin bien sûr des mélodies, sans aucune dureté intempestive.
Si vous voulez l'indispensable sensibilité à fleur de peau qui vous permettra d'exhaler des sentiments de vos trop matérielles enceintes, on pourra faire jouer un groupe mixte.

C'est tout ce qu'a choisi Alvvays.

Cela donne un album à la fois léger, mélancolique et solaire, comme sur "Already gone", dès les premières notes de "In undertow", qui glisse dans l'imaginaire d'un quotidien rêvé ("Dreams tonite" par exemple ).
N'attendez pas une once de testostérone dans ce "Antisocialites", ni le genre de disque qui fait "sérieux" et mature; plutôt une œuvre d'adultes qui n'auraient jamais renoncé à vivre les espoirs de l'adolescence ("Lollipop" presque enfantin, forcément! ).
La fluidité musicale est toujours présente ("Not my baby" et d'autres ), avec parfois un peu de surf music ("Saved by a waif" ).
Le titre qui résume sans doute le mieux l'esprit de cet album est "Forget about life", autant dans le texte que dans la musique.

"In undertow":  https://www.youtube.com/v/T1n72aCdwdU
"Adult diversion", tiré du 1er album d'Alvvays: https://www.youtube.com/v/rZHPCcFmEjcEcoute intégrale chez eux: https://alvvays.bandcamp.com/album/antisocialites
03-11-2017 à 10:00:06
De la pure électro, nappée de sons voluptueux et drapée de basses profondes, c'est ce que produit Maud Geffray, et jamais aussi bien que dans son dernier album "Polaar".

Une œuvre contemplative et d'une beauté plastique sans faille, comme une coulée de lave glacée justement.
Quelques rares vocaux viennent soutenir les claviers ("Forever blind", "Standing by my door", "In your eyes"), mais c'est plutôt un voyage au centre de la terre primitive qui nous est proposé, un peu à l'image du Danois Trentemöller: les ondulations rythmiques sont à la fois très éloignées de notre monde analogique, et très proches par la pureté minérale des espaces vides de faune ("Ice teens" par exemple).

Une musique dans laquelle on semble pouvoir se laisser basculer sans craindre de tranchant venimeux; tout n'y est que masse et arrondis, jusque dans les trépidations de "High side". En fait paradoxalement les sons digitaux offrent une certaine chaleur à l'ensemble, comme celle de la Terre nourricière sans doute.
On glisse aussi au ras du paysage ("Anna" entre autre), pour mieux planer sans doute.
Planer, c'est exactement ce que l'on ressent à l'écoute de ce disque: laissez vos petits lourdeurs quotidiennes, lâchez prise et décollez dans l'air glacé du grand nord avec Maud Geffray, ça fait du bien.

"Forever blind":  https://www.youtube.com/v/Fbu7dUOCRw4.
Ecoute à domicile (Paris?): https://paneuropeanrecording.bandcamp.com/album/polaar
03-11-2017 à 15:00:00
Très bien, cet album de pur électro comme je les aime, tes goûts sont très éclectiques en matière de musique.
Je vais vanter un peu là démat ! Je n’ai eu qu’à aller sur mon streamer et taper Maud Geffrey et j’ai eu accès à l’album et à toute sa production !
Merci à toi Thunderbolt



_______________________________________________
03-11-2017 à 19:05:26
De rien!
... Mais je reste fidèle aux galettes, même si certains rares artistes en font l'impasse.
27-11-2017 à 19:23:05
Beck est de retour, mais pas celui que l'on avait l'habitude de voir; il s'est converti à une pop un poil plus sautillante, même si elle restera réservée à des initiés.

la voix est dès le morceau-titre "Colors" moins traînante, plus acérée et vive, portée sur les aiguës.
La rythmique semble plutôt mener aux pistes de danse qu'aux pistes introspectives ("Dreams" par exemple), avec quelques (légères ) mixtions hip-hop ("Wow"), mais contre toute attente tout cela rayonne parfaitement, comme souvent avec lui; prenez par exemple "Up all night" ou "Square one".
Il semble voir la vie en bleu, ou en rose, en couleurs vives en tout cas, puisque l'album s'appelle bien "Colors".
Une liberté de ton affirmée par le presque rock "I'm so free". Un album qui rappelle finalement aussi son "Midnite Vultures".
Pour les nostalgiques du Beck décalé et mélancolique, les titres "Dear life" (magnifique d'ailleurs, qui fait un peu penser à du Elliot Smith) et "Fix me" les rassureront; on est bien à la maison.

Finalement c'est un peu comme si Beck avait rencontré Calvin Harris, le taulier des mélodies à se trémousser. Vous apprécierez si vous ne souffrez d'aucune allergie post-pop, car l'âme de l'artiste est toujours là, derrière l'apparente superficialité des compositions.

"Up all night": https://www.youtube.com/v/Tj08Ni3tklw
"Dear life", un Beck pur jus: https://www.youtube.com/v/ERoS6y5zE0Y
Extraits: https://www.amazon.fr/Colors-Explicit-Beck/dp/B074XN69HG/ref=sr_1_6_twi_mus_1?ie=UTF8&qid=1508599331&sr=8-6&keywords=Colors+Beck
29-12-2017 à 10:03:53
Vous aimez les vols planés en douceur, vous aviez aimé The Shins ou les improbables mélodies à la Pavement, voire Genesis des premières années??

Prenez un ticket pour une virée poétique et sensible avec Wand.
Les Californiens manient les décrochages mélodiques comme des contre-pieds aux productions de masse, rendant de facto leur album anti-commercial... Surtout avec un titre comme "Charles De Gaulle", qui part en volutes sonores dans des directions multiples.
C'est loin d'être le seul morceau aux arabesques artistiques: après une courte introduction plutôt bruitiste, la machine décolle avec grâce dès le morceau-titre "Plum", affirmant que l'épreuve de force ne sera pas de la partie.
D'autres font dans les dissonances sensibles, comme sur "High rise" ou "White cat", mais le groupe retombe toujours sur le parti de la douceur et de l'humain ("The trap", "Ginger", "Driving"), avec un esprit assez mélancolique au final.

Un disque atmosphérique au final, comme le rond nuage bleu de la pochette de ce "Plum" l'annonce en visuel, plus réussi que les productions précédentes à mon avis.



"Plum": https://www.youtube.com/v/FZXI6Pw_CgE
"Bee karma": https://www.youtube.com/v/ZzMudUqKfPA
Branchement direct: https://wand.bandcamp.com
20-01-2018 à 11:38:07
New Order est toujours vivant. Difficile d'oublier ce groupe de ma mémoire: très typé années 80s' tout en étant très intemporel par la qualité des compositions, par la douleur sous-jacente dans ces morceaux faussement enjoués. La mort et la déprime ont toujours rodé, littéralement d'ailleurs, comme le suggère cette marque de fabrique sonore que constitue la basse de Peter Hook, semblant remonter des profondeurs vers la lumière, sans jamais y parvenir.

Pas de nouvel opus à proprement parler, mais un disque enregistré en public fin 2015: "Nomc15".
Entrée en matière sur une superbe ouverture de "L'or du Rhin" de Wagner: parfaitement dans le ton.
Le premier choc c'est la voix de Bernard Sumner, à peine altérée par les décennies, ressuscitant ces titres comme s'ils avaient été écrits avant-hier, comme "Ceremony", suivi du tardif "Crystal". Les claviers sonnent toujours aussi 80s' aussi, pour ne pas dénaturer l'origine de ces œuvres ("You silent face", "Bizarre love triangle" par exemple).

On entend ici une des formations pionnières de la New Wave et de l'Electro, qui annonce pas mal d'autres styles électroniques. Du coup les plages s'allongent en glissements synthétiques; flagrant sur "Waiting for the siren's call".

L'album se termine sur deux morceaux emblématiques de New Order: "Love will tear us apart" (pour ce romantisme désespéré qui existait dès Joy Division) et "Blue Monday", marteau-pilon qui réussit le tour de force d'allier une mécanique sonore ultra-rigide et une sensibilité douloureusement humaine.

J'ai bien aimé cette pochette aussi: l'envol rêvé de l'ange juste avant la chute, inéluctable?? En tout beau disque live.

"Ceremony": https://www.youtube.com/v/m8goGZfWzas
"Your silent face": https://www.youtube.com/v/FAeetZ6p9V0
Extraits: https://www.amazon.fr/Nomc15-Live-New-Order/dp/B076GH775X/ref=sr_1_cc_2?s=aps&ie=UTF8&qid=1516444652&sr=1-2-catcorr&keywords=new+order+nomc15
26-01-2018 à 14:18:17
Pas un grand adepte de rap, c'est le moins que l'on puisse dire, mais le retour de l'acrobate des mots de Maisons-Alfort vaut la peine de l'accueillir au-delà des préjugés: MC Solaar revient.

Un album plein de rimes, de jeux de mots, de poésie et d'humanité, c'est "Géopoétique".

On retrouve cette virtuosité à faire pivoter le sens des termes pour leur donner des allusions multiples. Certes MC se parodie parfois en se citant avec une certaine ironie ("Intronisation" par exemple), mais fait surtout une belle et cruelle mise au point sur le temps qui passe, sur nos positions inconfortables dans notre société en changement ("Sonotone", "L'attrape-nigaud", "Eksassaute", "La clé", "On se lève" ).
On y trouve les relations hommes-femmes redéfinies ("Jane et Tarzan", "Adam & Eve", "I need gloves" ), de l'histoire centenaire parfois (les villages perdus de Verdun sur "Les mirabelles" ).
La musique s'enrobe de sons electro, de brillances boxeuses ("J.A.Z.Z." entre autre ), de basses soutenues et d'une délicatesse du verbe pas si fréquente dans le milieu du rap.
On remarque aussi les références à d'autres artistes (sur "Pili-Pili" par exemple) et notamment à Gainsbourg, cité ici et là au gré des chansons ("Sonotone" ), mais surtout sur le touchant hommage "Super Gainsbarre". On trouvera des citations mélodiques dans "Géopoétique" aussi.
Un disque qui dresse une sorte d'état des lieux de notre monde, mais avec art, comme à nouveau le très à-propos morceau-titre jazzy "Géopoétique".

Oubliez le mot rap, entendez la poésie et écoutez la musique pour la venue du MC.

"Sonotone": https://www.youtube.com/v/wyMPLotr224
"Eksassaute": https://www.youtube.com/v/Y2AmwT8pc6o
Extraits: https://www.amazon.fr/Géopoétique-MC-Solaar/dp/B0772CBFT4/ref=ice_ac_b_dpb_twi_mus_2?ie=UTF8&qid=1515057152&sr=8-1&keywords=mc+solaar
17-03-2018 à 14:29:20
Envie de folk tranquille?? Sophie Allison, alias Soccer Mommy.
Elle a du Tennessee la douceur de l'accent et sa voix juvénile finit le boulot: aucune testostérone à l'horizon, mais une paix expressive absolument pas altérée par la production artisanale de son dernier album, "Clean".
L'exact opposé de l'Amérique selon Trump: pas de course aux armements, pas de déclarations intempestives et quelques rares et tranquilles accélérations ("Last girl" par exemple).

Ses compositions me rappellent fortement une autre artiste américaine qui s'est malheureusement fait rare depuis quelques années: Mirah.

La simplicité sert en tout cas à merveille la poésie qui émane des chansons ("Flaw", "Wildflowers" parmi tant d'autres), l'hyper-sensibilité parlant d'abord au coeur ("Blossom", "Scorpio rising").
Un petit chef-d'oeuvre de douceur à laisser couler dans l'atmosphère douillette de votre chez-vous.


"Your dog": https://www.youtube.com/v/Ouem6cFXJvA
Ecoute dans son chez-elle: https://sopharela.bandcamp.com/
01-04-2018 à 10:02:40
Les petites routes méconnues sont souvent celles qui vous mènent au plaisir par le charme de l'évidence simple.
Exemple-type en musique: le folk de Greta Kline, alias Ingrid Superstar, alias Frankie Cosmos.

L'Américaine construit (en groupe) des morceaux en solo avec la minutie et la discrétion des artisans qui ne cherchent pas à éblouir par des tours de force.
Un album qui invite à ce voyage au gré tranquille de son courant: "Vessel".

La voix paraît fragile à l'extrême, perchée sur des sommets pas aiguisés mais frais, dès "Caramelize". Les ruptures de rythme vous ont des airs de pause imprévue au milieu des champs ("Apathy" ou "Bus bus train train" ).
Certains titres sont courts comme une bouffée rapide par la fenêtre ("As often as I can", "I'm fried", "Ur up", "My phone", "The end"), mais tous sont légers, même en se faisant plus nerveux ("Accomodate", "Ballad of R & J", "Being alive").
De l'indie-pop quoi, plus dans l'introspection que dans la démonstration, à l'image de "Cafeteria" ou le "Vessel" final, où l'on retrouve un peu tous les aspects de la musique du groupe.

Toujours un peu de douceur dans notre monde de brutes, refrain connu mais pas très appliqué!...
On pourra aussi découvrir d'autres très bons titres de Frankie Cosmos, au travers des albums précédents: "Zentropy" ou "Next Thing".

"Jesse": https://www.youtube.com/v/g895FWaEVrU
"Being alive": https://www.youtube.com/v/LA0roJEwza0
Extraits: https://www.amazon.fr/Vessel-Frankie-Cosmos/dp/B078XXC7XT/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1522569568&sr=1-1&keywords=frankie+cosmos
22-04-2018 à 00:24:23
Mark Everett et Eels sont toujours bien vivants et ne vont jamais très bien, heureusement pour nous...
Leur dernier album "The Deconstruction", devrait vraiment plaire à leurs fans de la première heure, car on retrouve intacte la sensibilité mélodique de leur début, version "Beautiful Freak".
Mark a toujours cette voix chiffonnée, aux syllabes traînantes en fin de mots, entre cassure, douleur et douceur. Toujours ces mêmes douleurs de la vie, dans plusieurs titres ("The deconstruction" justement, "Premonition" ou "Sweet scorched earth", "Be hurt"), avec tout de même quelques hymnes joyeux et plus épicés ("Today is the day" ou un "You are the shining light" quasiment James Bondesque).
D'autres morceaux sont plus cassants, plus rocks, comme "Bone dry", tandis que la tendresse douce-amère rejaillit sur "The Epiphany" ou "There I said it".
Mark Everett tient en tout cas toujours la barre, bien droit dans les tempêtes de la vie.

Un album qui s'installe en douceur chez vous, à l'extérieur comme à l'intérieur de vous, "In our cathedral" comme le chante le dernier titre.

"Today is the day": https://www.youtube.com/v/qx3sKPoeOis
"Bone dry": https://www.youtube.com/v/l6CNDk4yJnU
Extraits: https://www.amazon.de/Deconstruction-Eels/dp/B078NT4L9F/ref=sr_1_1_twi_mus_2?s=music&ie=UTF8&qid=1524348258&sr=1-1&keywords=eels
05-05-2018 à 21:29:03
Oubliez la Californie tape-à-l'oeil, les plages sous un soleil rayonnant et l'insouciance, Grouper propose une côte embrumée au petit matin, où les à-pics plongent dans une eau étale, où l'on peut méditer face au renouvellement infini du ressac.

Grouper c'est Liz Harris, et elle vous fait flotter dans une ambiance cotonneuse, presque onirique, pour mieux vous aider à apaiser les douleurs trop vives et les éclats trop durs.
Troisième album, "Grid Of Points". La voix est probablement celle que les Grecs donnaient aux sirènes, languissante et douce. Pas d'instruments en-dehors de ce piano au ralenti, et de ces échos vocaux.
Le départ de "The races" semble s'arracher à regret de l'immobilité, malgré son titre. Les sons s'étirent et le temps semble faire de même, avec une mélancolie évidente ("Parking lot" parmi tous les autres). L'évocation du mouvement paraît en totale contradiction avec le rythme des morceaux, comme sur "Driving".
On comprend peu à peu que le voyage est intérieur.
Où écouter cet album?? Dans un lieu où votre enveloppe charnelle sera figée, au repos total, devant l'horizon lointain de quelque paysage paisible de préférence.
Le long bruit numérique qui clôt l'album en dit long sur l'état de renoncement aux duretés de notre monde; mettez-vous donc sur "off"...

"Driving": https://www.youtube.com/v/zHgrVQ8KOac
Ecoute à domicile: https://grouper.bandcamp.com/album/grid-of-points
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