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Enceintes François H.

Un peu de classique....

04-11-2018 à 18:06:39
Bon, bien qu'un peu complexé tout de même par la virtuosité littéraire de Thubderbold (mais qui ne le serait pas !) je me décide à tenir la rubrique discographique pour la musique classique, en espérant que cela puisse conduire à des échanges et des découvertes fructueuses.
L'abonnement récent à Qobuz me fait en effet découvrir des richesses auxquelles je n'aurais pas pu avoir accès autrement, et que j'ai envie de partager avec vous.
Je commencerai par deux disques de piano, sortis l'an dernier à quelques semaines d'intervalle, et qui m'ont enthousiasmé à plus d'un titre.
"Arcadi Volodos play Brahms"
et Krystian Zimerman dans les sonates D 959 et D 960 de Schubert.

D'abord par la qualité de leur prise de son, superlative : les pianos sont pris à la distance idéale, aucune dureté dans les aigus, des graves puissants et profonds, une juste résonance, sans excès. En quelque sorte aucun défaut ne vient accrocher malencontreusement l'oreille, rien ne gâche le pur plaisir musical. Le piano prend une présence physique qui remplit la pièce.

Dans Brahms, Volodos réussit le tour de force d'allier la puissance et l'ampleur, sans jamais se départir d'une constante poésie très subtile. Sous ses doigts la musique est comme une pâte sonore qu'il modèle, sans aucune lourdeur. En fait il me fait penser à un pâtissier génial, de ceux dont on déguste les chefs d'oeuvre dans les grands restaurants étoilés ; du fruité savoureux qui excite les papilles, la sensualité du chocolat, du sucré juste ce qu'il faut, du corps et de la légèreté alliés dans une explosion de saveurs. De la très grande gastronomie musicale, en quelque sorte, enchanteresse. On sort de cette écoute comme du restaurant, avec une sensation d'ivresse, mais non-alcoolique, non, sensuelle. (Mais si vous cherchez l'alcool qui va avec, je conseillerai un Gewürtz vendange tardive....)

Dans Schubert, c'est une toute autre ambiance avec Krystian Zimerman. Lui nous fait entrer dans la Maîtrise. Pas seulement la maîtrise technique, la virtuosité, car beaucoup de pianistes en sont capables. Et la virtuosité n'est rien en soit. En tant que musicien (40ans de violoncelle), je sais que ce qui est le plus redoutable à maîtriser dans la musique, c'est la lenteur, pas la vitesse. C'est le silence entre les notes, et pas la quantité de notes. Il faut que le silence soit habité. Habité par une Présence, pour que la note suivante tombe juste au bon moment. Ce disque de Zimerman donne ce sentiment d'une musique habitée, et d'une justesse rythmique incroyable. Profond, très profond. Ecoutez le second mouvement (Andante) de la sonate D960, vous comprendrez ce que je veux dire.

Une dernière note humoristique, plus ancienne (1991), et pas du tout dans le classique, beaucoup d'entre vous doivent le connaître mais c'est tellement plaisant à écouter que j'en parle tout de même :
« The flight of the cosmic hippo » , piste de l'album homonyme de Belà Fleck.
Un remède anti déprime, pro-sourire
De quoi tester votre chaîne et vos FH sur les graves ...une bonne piste de test.
C'est là sur Youtube, mais honnètement il faut une version originale, pas du mp3.
https://www.youtube.com/watch?v=1iYgf6PWYK8
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04-11-2018 à 21:02:22
Bonsoir, ravi de me sentir moins seul adepte du classique, sans les compétences de "faire" le critique. Je ne connais pas la version Zimmerman des D959 et D960, mais dans un esprit "historique", j'ecoute en ce moment la version Badura-Skoda sur pianoforte.... Sublime à mes oreilles et pas encore mais bientôt sur FH.

Pré Luxman 5c50 Puissance 5M21 lecteur T+A 1230r Atoll ST200S
05-11-2018 à 09:26:17
Je me sentirai moins seul en musiques aussi!

Le classique ne représente qu'environ 10% de ma discothèque, mais j'avoue que j'ai nettement plus de mal à décrire les œuvres et leur interprétation, sachant qu'elles se présentent finalement plus comme des romans à chapitres qui se prêtent assez mal à un descriptif rapide, lequel serait trop lapidaire (c'est un peu le cas avec mes livres justement).
Se donner du mal pour expliquer ce que l'on ressent à l'écoute est donc forcément bienvenu.


Curieux de beaucoup de choses en classique, mais avec une préférence marquée pour l'époque romantique (XIXème - début XXème siècle), comme Brahms ou Schubert cités par J-François, même si j'apprécie à l'occasion les anonymes populaires médiévaux ou la musique arabo-andalouse (paradoxalement un poil moins l'époque classique).



Sinon je ne tiens pas à "faire" le critique; j'essaie habituellement de faire découvrir d'abord ce qui me plaît, en étant assez explicite pour ne surtout pas cacher ce que je trouve intéressant… ou ce qui pourrait déplaire!
J'ai trop été (il y a longtemps désormais) victime de désillusions à l'écoute suite à la lecture de critiques frontalement dithyrambiques, pour ne pas savoir que l'appréciation de n'importe quel artiste/disque est avant tout une question intime, quel qu'en soit le supposé intérêt technique ou culturel; le cœur et l'âme ne se pèsent pas avec une unité rigide universelle, dans les arts comme dans la vie.

Pour moi le degré zéro de la critique c'est présenter un disque (auteur/titre) en affirmant seulement que c'est une tuerie ou que c'est nul (ou autre appréciation définitive).


Donc bienvenue aux autres contributeurs!!!
05-11-2018 à 11:58:13
jean-françois H:
Bien qu'un peu complexé par la virtuosité littéraire de Thunderbold (mais qui ne le serait pas !)...



Oui, qui ne le serait pas ?...






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